WebTV citoyenne à St Laurent Blangy

Impliqué dans le dispositif "Pack Service Cyber n°3", Nicolas Kusmierek anime la Web TV citoyenne mise en place dans le cadre des opérations de renouvellement urbain sur St Laurent Blangy.
Pour aller au delà de l'observation de ces séquences, il répond à quelques questions :
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DREAM+ : Qu'est-ce qui a motivé cette TV ?

N.K. : En 2006, l'association Agir pour la Citoyenneté Val de Scarpe (APC)  a initié au travers de son « Laboratoire d'idées » un débat participatif sur l'opportunité d'avoir une webtv à l'échelle de l'agglomération arrageoise.

Ce débat, ouvert aux associations, élus, collectivités locales... et aux habitants, a effectivement fait ressortir ce besoin d'avoir à disposition un média de diffusion visuelle, local, de proximité, participatif, indépendant et associatif.

En effet la presse télévisée régionale et nationale ne relaie pas suffisament l'information locale en dehors de la presse écrite et les radios associatives.

DREAM+ : Qui est à l'initiative ?

N.K. : 2 associations sont à l'initiative du projet : APC Val de Scarpe et l'Association d'Animations Scientifiques (AAS).

Forte de son expérience, l'AAS qui gère le cybercentre municipal à un niveau associatif mais qui pratique aussi depuis 20 ans des activités autour de la vidéo, a souhaité se lancer dans le projet en partenariat avec la société Planete Média d'Arras, société qui a mis en place la plateforme web d'information indépendante www.arras-online.fr

Début 2007, à l'occasion du Forum des associations de la ville de St-Laurent-Blangy, APC Val de Scarpe et l'AAS ont lancé la première webtv de l'arrageois : www.agorawebtv.fr . Tout au long du weekend, de nombreux débats et interviews ont été mises en ligne et sont toujours disponibles sur la webtv.

DREAM+ : Qui produit ?

N.K. : Aujourd'hui, l'AAS est propriétaire, produit et diffuse sur la webtv.

DREAM+ : Qu'est-ce qui a motivé le support internet ?

N. K. : Si le support web a été privilégié c'est simplement parce que c'est un moyen de diffusion gratuit, simple d'utilisation et qui nécessite peu de moyens techniques contrairement à une diffusion hertzienne ou câblée. De plus il est accessible à tous et cela permet de diffuser plus largement l'information.

Néanmoins, le taux de pénétration dans les foyers par l'ADSL reste méconnu notamment sur le quartier touché par le Renouvellement Urbain. Une étude est menée actuellement par le bailleur social pour utiliser un autre canal de diffusion comme le câble ou le satellite pour l'ensemble de ses locataires.

Nous avons une réflexion quant à la mise en place des relais par des écrans de diffusion notamment dans les salle d'attente des services de proximité, le centre médical, au centre commercial etc... mais aussi pour les personnes ne possédant pas une connexion internet la diffusion gratuite par DVD.

Le cybercentre est aussi à disposition gratuitement.

DREAM+ : Combien cela coute-t-il ?

N K. : Au niveau matériel, notre association possédant déjà du matériel dans le cadre du cybercentre et de son activité vidéo, a pu monter le projet très rapidement et être très réactive.

L'idéal est de fonctionner avec des « kits de reportages » avec du matériel vidéo et informatique transportables pour les bénévoles qui souhaitent notamment monter chez eux.

Pour cela nous avons dû dernièrement renforcer, du fait aussi d'une utilisation soutenue, par l'achat de 2 nouveaux camescopes pro (env. 6500€ pour les 2), d'un micro de reportage (1000€), de logiciels de montage (env. 600€ pour 5 licences).

A l'avenir , il restera à programmer l'achat de 2 lecteurs vidéo (env. 2000€) pour éviter d'utiliser les camescopes comme lecteur. Et, bien entendu des PC portables avec une bonne capacité au montage vidéo (mémoire, bon processeur, gros disques durs externes...)

Au niveau humain, l'animateur du cybercentre a du dégager plus de temps notamment pour l'aide au montage. Sinon l'activité est purement bénévole !

L'AAS a bénéficié de subventions de la municipalité et de l'Etat dans le cadre du Renouvellement Urbain. Sinon l'association a aussi financé sur ses fonds propres.

DREAM+ : Quels conseils pour d'autres acteurs publics locaux qui aimeraient se lancer dans les choses équivalentes ?

N.K. : L'avantage que cela puisse être mené par une association qui gère un cybercentre notamment, c'est l'expérience, les moyens déjà à disposition et surtout les talents des bénévoles. De plus c'est aussi un gage d'indépendance.

On peut réduire aussi les couts en utilisant des plateformes gratuites en ligne et des logiciels libres.


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