Net 2006 : extraits de la séance pleniere

Publié le par Dream+

Avec un peu de retard, des retours sur Net 2006, ici la plenière d'ouverture.

Se tenait ce 07 décembre, à Lille, le congrès Net 2006 (gros succès d'audience, plus de 1200 inscrits).
Le sujet était "Web 2.0 ; mutation, évolution, rupture ? "

Nous ne revenons pas ici sur ce que recouvre le concept et les réalités du web 2.0, ce qui fut une bonne part de la séance plenière d'ouverture du congrès.

Mais quelques phrases ou idées choc nous paraissent à citer, pour traduire l'ambiance globale, l'analyse partagée par les pionniers et prospectivistes présents dans le panel.

"Le web 2.0 c'est la révolution des amateurs" (Loic le Meur, souvent qualifié de "pape des blogs et du web 2.0")
Il ajoute que jusqu'au web 2.0 nous, les entreprises, les médias, les institutions... appliquions au web des logiques issues des manières d'informées passées (logique de diffusion massive d'information).

André-Yves Portnoff (Groupe Futuribles, prospectiviste) insiste dans ce sens en rappelant que l'outil qui porte le web c'est l'internet. Internet est un réseau pensé comme tel, un outil de transversalité, horizontal, décentralisé. Mais notre première appropriation de ce réseau a été de développer un web centralisé (logique clients-serveurs) et jacobine. Le fait que l'ADSL soit asymétrique est pour lui révélateur : nous sommes poussés à être des consommateurs, pas des acteurs, des inter-acteurs. Le web 2.0 n'est en fait que la pénétration de l'esprit, de la structure d'internet dans le web de masse.

Loic le Meur comme André-Yves Portnoff s'accordent sur le fait que nous entrons de plein pied dans ce qu'ils nomment la logique de "longue traine", c'est à dire que nous pensions le web comme peu de sites et beaucoup de lecteurs à une logique plus fine, plus ciblée avec de très nombreux sites, mais très spécialisés et plus à même de répondre aux communautés de personnes concernées par le sujet de ces sites pointus ("le site d'un commercant vendant jusqu'en nouvelle Zélande de la confiture de myrtilles du Larzac").

Concernant la menace percue par les médiateurs en place (journalistes et hommes politiques par exemple), A.-Y. Portnoff reconnait que les mauvais disparaitrons, remplacés par des nouveaux entrants (des amateurs qui grace aux outils légers deviennent à leur tour des reporters, des analystes de la vie publique). Seuls les médiateurs en place créant de la réelle valeur ajoutée resteront et seront d'autant plus visibles et légitimés.

L'impression d'ensemble était donc optimiste et, en réponse au sujet du congrès, les panelistes nous parlaient de "révolution"

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Publié dans Aufildedream

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